Groupe:

Hellfest 2019 - Vendredi

Date:

21 Juin 2019

Lieu:

Clisson

Chroniqueur:

Didier

10h30-11h00: The Necromancers - Valley (Dominique):
 
Vendredi 10h30, ouverture du Hellfest 2019. Voilà un joli challenge pour quatre jeunes musiciens prometteurs. Le live de The Necromancers va donc servir de mise en bouche au repas pléthorique annoncé. Comme le groupe va occuper une partie de ma journée, avec le concert et l’interview qui va suivre, j’ai fait leur attaché de presse auprès de mes collègues chroniqueurs. Le groupe arrive sur scène, tranquille, les membres prennent leurs instruments et lancent leur set avec un titre du premier album. Le ton est donné, ce sera teinté stoner rock, plein de riffs solides. Tom le rappelle pour ceux qui ne le savent pas, ils sont The Necromancers et ils ne sont pas là (que) pour s’amuser. L’excellent Erzebeth du récent Of Bloof And Wine suit. Le groupe a visiblement choisi des titres plus longs pour pouvoir apporter de la créativité sur scène. Si c’est le cas, l’objectif est atteint. Chaque membre du quatuor exprime à sa manière son plaisir d’être ici. C’est tout en retenue pour Simon à la basse, en introspection pour Rob à la guitare et en maîtrise pour Tom. A la batterie Ben, avec ses yeux de fou, semble lui hyper stimulé. Un troisième titre, lui aussi issu de Servants Of The Salem Girl clos déjà le concert. Trente minutes, trois titres pour un concert solide. Moi, je ne suis pas déçu ; la foule dense présente acquiesce et mes collègues me le confirment par SMS : Top les Necromancers !.
 
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Setlist de The Necromancers:
Salem girl part 1
Erzebeth
Black Marble House
 
11h05-11h35: Khaos-Dei - Temple (Philippec)
 
Après avoir passé un bon moment dans The Valley avec The Necromancers, j’ai un peu de temps en attendant Klone. Sans but, je me dirige vers la Temple qui est bien remplie. Khaos-Dei, groupe de Black Metal français, y commence à peine son set.
Et bien, je suis agréablement surpris par ce que j'écoute, Khaos Dei bénéficie d'un son de très bonne qualité, ce qui permet de bien comprendre les textes des compos qui sont en français. Le quatuor, mené par son chanteur /guitariste, clame sa propagande à un public très réceptif. Ce n'est pas une messe noire et mystique mais plutôt un appel à l'apocalypse, à la guerre ! Cet appel est porté par Où Vous Tomberez, Sous La Bannière Noire ou Une Armée Entière, titres tous extraits de Opus II: Catechism (2016). Les quatre musiciens de Khaos-Dei, qui on pris visiblement du plaisir à malmener leur auditoire, ils ont délivré un set intense qui a ravi les nombreuses victimes présentes. Pour ma part, je sors de la Temple conquis, belle et noire découverte !
 
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Setlist Khaos-Dei :
L'Enfant du Diable
Où vous tomberez
L'Office du Divin
Sous la bannière noire
Une armée entière
 
11h40-12h10: Klone - Mainstage 2 (Didier)
 
J'attendais le retour de Klone en électrique avec joie, d'autant que leur nouvel album, Le Grand Voyage, est planifié pour la rentrée, et que quelque chose me dit qu'il vont nous en jouer un petit bout. Cette année le Hellfest a innové avec une MainStage 2 du vendredi dédiée au Metal Français, tout styles confondus. Au total dix concerts, qui commencent avec les gagnants du Voice of Hell (Fallen Lillies, un groupe de filles de la région Francomtoise, que je n'ai pas pu voir), et se termine avec les "stars" du metal hexagonal, Gojira (que je n'ai pas vu non plus pour cause de vieillesse). Je reste quand même perplexe par rapport à la position de Klone dans cette liste. Non pas que les autres déméritent, mais merde, 30 minutes pour Klone et ses sept albums sous la ceinture, c'est un peu abusé. Franchement une petite quinzaine de minutes en plus auraient été justifiée. Mais bref, je me glisse jusqu'au premier rang, il est tôt c'est encore facile à négocier. Ma voisine explique à ses copines que Klone, c'est un peu le Tool français, pourquoi pas. La scène est tellement grande que les musiciens semblent un peu perdus. Ils bougent plutôt sur eux-mêmes (surtout Guillaume et Aldrick), mais très peu sur la scène. Aldrick et Guillaume arborent leurs nouvelles guitares LPR (luthier à St Brieuc), le son est magnifique, vraiment magnifique. Yann est absolument énorme tout au long du set, il transmet beaucoup d'émotions. Pour épauler ces trois-là en live, Klone a fait appel à Martin Weill, un jeune batteur de 21 ans, formé par Florent Marcadet, le batteur historique de Klone. Et à la basse, c'est Jonathan Jolysur une basse cinq cordes au frettage en V. La setlist est courte, avec cinq morceaux, mais tellement bonne. Ils attaquent avec Immersion, énorme, Yann au top dès la première note. Rocket Smoke reste pour moi un pur pied. Ils terminent par Yonder un morceau du prochain album que j'ai trouvé, à la première écoute, fascinant, avec notamment des lignes de chant superbes, dans lesquelles Yann commence en chant clair et termine en growl. C'est déjà fini, les trente minutes en on paru dix, la foule est au anges, quelle meilleure manière de démarrer un Hellfest ? Et vivement la rentrée pour la suite.
 
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Setlist de Klone :
Immersion
The Dreamer's Hideaway
Nebulous
Rocket Smoke
Yonder
 
12h50-13h30: Blackrain - Mainstage 1 (Deicide5000)
 
Qui aurait cru avec mon pseudo que j‘ouvrirais le bal de mes live reports du Hellfest 2019 par un groupe de glam ? Même pas moi. Je me suis simplement proposé car j’ai apprécié leur énergie. Donc je n’en ferai pas des tonnes, vous l’aurez compris aussi. Pour leur rendre hommage, Blackrain c’est du glam originaire de Haute Savoie. C’est pêchu, bien exécuté et dans la pure lignée des grands groupes sauf qu’ils ne sont pas de la même époque. Leur set m’a d’autant plus intéressé qu’ils ont fait une reprise très honnête de l’hymne We’re not gonna take it des Twisted Sister. …Ca y est j’ai fait un live report d’un groupe de glam, je peux disparaître maintenant…..

 

Setlist de Blackrain:

Back In Town
Dying Breed
Rock 'n' Roll is Dead (long Live Rock 'n' Roll
Wild Wild Wild
Innocent Rosie
Blast Me Up
Jenny Jen
Overloaded
Rock Your City
We're Not Gonna Take It

 

12h50-13h30: Radio Moscow - Valley (Philippec)
 
Il ne fallait pas être en retard, si on voulait voir Radio Moscow dans de bonnes conditions. La Valley déborde de tous les côtés. J'arrive juste quand le trio, non moscovite mais bien américain, entame les première notes de New Beginning, extrait de l'album du même nom. Le public est de suite réceptif aux ondes émises par Radio Moscow, il faut dire que la musique envoyée transpire la fin des sixties et du début seventies. C'est du bon rock psyché teinté de blues, avec de gros sons de guitares influencés par des maîtres du genre comme CreamRory  GallagherJimmy Hendrix ou encore Grand Funk Railroad. Ce doux mélange nous incite à taper du pied et à headbanguer. Dans le public, il y a une ambiance positive, pas de violence , pas de pogos, on se sourit, on bouge ensemble. Accompagné par une rythmique de feu composée d'Anthony Meier à la basse et de Paul Marrone à la batterie, Paker Griggs nous envoie sur chaque titre de longs soli de guitare à la limite de l'impro. Mais il n'est pas qu'un excellent guitariste, il est aussi un putain de chanteur. Comme celle de Rory, sa voix peut être enragée et très rock (I Just Don’t Know) puis plus nuancée et blues (250 Miles/Brain Cycles). Le set est passé à vitesse grand V, j'ai eu l'impression d'assister à une énorme jam session avec des milliers de potes, quel pied ! Le trio quitte la scène avec le sourire sous les acclamations du public. Ces quarante minutes passées sur la fréquence de Radio Moscow ont été régénératrices ! Cette année, c'est mon dixième Hellfest, eh bien ce concert fait partie des meilleurs que j'ai pu voir dans The Valley !
 
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Setlist de Radio Moscow:

New Beginning
So Alone
Broke Down
Rancho Tehama Airport
Deceiver
I Just Don't Know
250 Miles
Dreams

 

15h05-15h55: Godsmack - Mainstage 1 (Didier)
 
J’avais déjà pu voir Godsmack en 2015 et j’avais même interviewé Robbie leur bassiste gaucher. J’avais déjà aimé leur set. Entretemps le groupe a sorti un excellent When The Legend Rise, donc tout semble réuni pour que le concert soit excellent. Et bien il le fût. Leur batteur, Shannon Larkin est très démonstratif, un véritable pitre, incroyable, il fait le show sur son estrade derrière son chanteur, une bête. Sully, le chanteur est un super showman doté d’un très bonne voix. Ils casent cinq morceaux du dernier album, qui sont toutes des tueries en live. La Ballade los tambores surprend son monde, car on savait Sully bon chanteur et bon guitariste, mais on ne le connaissait pas percussionniste puis batteur. Il arrive perché sur un autre kit de batterie, roulé par les techniciens, d’abord en jouant de percussions sur un morceau instrumental, puis entame un duo de batterie face à face avec Shannon. Au final dix bonnes minutes très fun qu’ils terminent par un medley d’intros célèbres à la batterie incluant MetallicaRush et Led Zep. J’ai vraiment aimé le set des Américains qui restent une valeur sûre en festival et mériteraient une place plus haut sur l’affiche.
 
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Setlist de Godsmack :
When Legends Rise
1000hp
Awake
Unforgettable
Something Different
Say My Name
Batalla de los tambores
Bulletproof
I Stand Alone
 
16h00-16h40: No One is Innocent - Mainstage 2 (Deicide5000)
 
J’ai récemment vu No One is Innocent à la Cigale en Novembre dernier et j’ai été bluffé. Et j’en re-veux. Ca entame avec du rentre-dedans A la gloire du marché. Et NOII ne va pas s’arrêter là. Kemar est sautillant, vindicatif, à 100% dans l’ambiance du Hellfest. L’énergie est là et j‘ai une petite pensée émue pour l’un des deux guitaristes arborant son classique bonnet… par cette chaleur. Le groupe entre en communion avec son public. Ca aide d’être Français et en plus d’avoir des compos taillées pour le live. C’est magique même si c’est en milieu d’après-midi. Côté setlist, c’est majoritairement issu des albums Frankenstein (2018) et Utopia (1997) avec les classiques interventions de Kemar sur le parti de la mauvaise haleine, celui de Marine Le Pen…. et l’hommage à Pablo Neruda, etc...  C’est sur la dernière chanson What the F**k que Niko Jones de Tagada Jones les rejoint. On a droit à un magistral wall of death, eh oui, fallait bien se défouler. Kemar nous quitte avec un “Suerte le Hellfest”. Putain, ce que c’est vite passé.
 
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Setlist de No one is innocent
La Gloire du Marché
Silencio
 Ali (King of the Ring)
 Nomenklatura
La peau
Solo Guitare Shanka
Frankenstein
Chile
What the F**k (avec Niko Jones de Tagada Jones)
 
16h00-16h40: My Sleeping Karma - Valley (Philippec)
 
My Sleeping Karma commence à faire partie des groupes fidèles à la Valley, en tant que fan, ce sera la troisième fois que je les vois sur cette scène ! Matte (basse), Steffen (batterie), Seppi (guitare) et Norman (claviers) entrent sur scène le public les salue chaleureusement, ils commencent leur set avec Prithvi extrait de Moska, leur dernier album studio en date. Puis enchaînent avec l'énergique Enigma23My Sleeping Karma va nous délivrer comme d'hab un set impeccable, Matte joue avec le public et Seppi saute partout, quant à la foule, elle se laisse bercer par ses accords de guitare hypnotiques. Mon moment fort eut lieu sur les envoûtantes Ephedra et Psilocybe, deux compos magnifiques tirées de l'album Soma. Je me suis laissé aller et porter par les nappes de claviers enveloppantes de Norman. C'est la fin, le public descend petit à petit de son nuage et ovationne avec ferveur les quatre teutons. Quel enchantement, un concert de My Sleeping Karma est un vrai moment de lâcher prise. Je ne peux que vous conseiller de tenter l'expérience !
 
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Setlist de My Sleeping Karma:
Prithvi
23 Enigma
Ephedra
Vayu
Psilocybe
Hymn 72
 
16h45-17h35: Diamond Head - Temple (Didier)
 
Curieux choix que de mettre Diamond Head en Temple, mais bon pourquoi pas, ça me fait une occasion de venir dans les tentes plus extrêmes. Je suis de suite déçu par le son, qui manque cruellement d’aigus. C’est con, on entend quasiment pas Rasmus au début, et encore moins les solos de Brian (un comble putain !). Tout est englué dans une tonne de basse qui est bien trop forte. Rasmus, sa grosse barbe rousse au vent, s’agite sur toute la scène, une véritable pile électrique. Brian est très souriant. Certains solos, exécutés par l’autre guitariste, sortent mieux, c’est vraiment un problème de mix, Brian est bien trop en dedans. Ils jouent trois morceaux, excellents, du dernier album et qui passent super bien. Le batteur perd un fut qui tombe carrément de l’estrade, que Ras tente de remettre avant qu’un technicien n’intervienne. Ils terminent par trois morceaux, rendus célèbres par les reprises que Metallica en a faites. La foule est ravie. Pas sûr que tous réalisent que ce sont bien des morceaux de Diamond Head et non pas de Metallica.
 
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Setlist de Diamond Head:
Borrowed Time
Bones
Death by Design
Belly of the Beast
The Messenger
Helpless
It's Electric
Am I Evil?
 
17h40-18h30: Pestilence - Altar (Deicide5000)
 
Je n’ai jamais vu Pestilence en concert et pourtant je suis fan de leurs deux premiers albums… et ça ne nous rajeunit pas (fin des 80’s). Je m’attends à du gros son sous l’Altar mais malheureusement, c’est plutôt de la bouillie. Patrick Mameli (guitare, chant), seul survivant de la grande époque, s’est transformé et boule de muscle au regard haineux, arborant une tresse de cheveux (?) sur crâne rasé. L’autre guitariste se fond dans le décor (cool) avec un t-shirt du Hellfest de cette année. Le son est trop merdique, c’est une honte et ce n’est pas leur faute car ça arrivera de nouveau sur la même scène. Il y avait quelque chose avec le kick de la batterie qui faisait déclencher un bruit assourdissant alors que les autres instruments se faisaient noyer. Je suis content de l’exécution cependant et surtout de la prestation de Septimiu Harsan Omul, leur batteur, hyper carré dans son set bien brutal. J’étais ravi car le set était quand même composé de morceaux choisis des deux premiers albums : Sept de Consuming Impulse (1989) et trois de Testimony of the Ancients (1991). Mes moments préférés : Twisted TruthOut of the Body et Land of Tears.
 
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Setlist de Pestilence:
Non Physical Existent
Suspended Animation
Dehydrated
The Secrecies of Horror
Twisted Truth
The Process of Suffocation
Chronic Infection
The Trauma
Reduced to Ashes
Out of the Body
Land of Tears
 
17h40-18h30: All Them Witches - Valley (Didier)
 
Je dois l’avouer, je suis venue en Valley car je voulais éviter le set de Dagoba dont je ne suis pas fan. Et là grosse surprise avec ce trio américain de desert rock/stoner. Encore un trio de stoner venu des Amériques ? Certes, mais celui-là mérite votre attention. C’est le bassiste qui assure le chant plutôt simple et minimaliste, car la spécialité du groupe c’est plutôt les longs moments instrumentaux et dans ce domaine le groupe excelle. Ça groove sec, il y a de superbes solos, souvent slidés, les morceaux sont longs, lancinants, rythmés par un batteur au kit ultra minimaliste. Très bonne surprise en ce qui me concerne.
 
18h35-19h35: Dream Theater - Mainstage 1 (Deicide5000)
 
Je reviens au pas de charge de Pestilence sous l’Altar pour être à l’heure pour Dream Theater sur la Mainstage 1. Quelle beauté que cette musique super construite, hyper pensée sur la Main Stage. Untethered Angel est magnifique et c’est dès As I Am que je suis définitivement conquis. Cette chanson contient l’un des solis les plus expressifs de leur carrière avec une variété de techniques guitaristiques dans une même pièce. Le reste est du typique Dream Theater… J’en entends dire qu’ils jouent bien…. Mort de rire, chacun des musiciens prend à lui tout seul n’importe quel groupe sur le Hellfest.  Je suis encore épaté de la technique de Mike Mangini (batteur) qui nous fait ses classiques roulements à une main, ce que la plupart des autres batteurs fait avec deux mains… et je ne parle pas de blast bien entendu.  L’émotion est à son comble et je suis récompensé pour m’être bougé les fesses. Malheureusement, comme c’est souvent le cas, le set est très bien emmené au départ et plus mou vers la fin…. A revoir en live, c’est très bon.
 
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Setlist de Dream Theater
Untethered Angel
As I Am
Fall Into the Light
Barstool Warrior
Peruvian Skies
The Dance of Eternity
Lie
Pale Blue Dot
 
19h40-20h40: Kvelertak-Altar (jmd666)
 
Arrivé dans l'après-midi ce vendredi et après avoir flâné sur le site, Kvelertak est mon premier concert complet de cette édition 2019. C'est la troisième fois que je vois le groupe au Hellfest et la première avec leur nouveau chanteur, Ivar Nikolaisen, qui a remplacé l'an dernier Erlend Hjelvik parti pour divergences musicales. Cette année, les Norvégiens se produisent sous la Altar (leurs précédentes prestations ayant eu lieu sous la Warzone) preuve en est de l'éclectisme musical du groupe. Kvelertak attaque sans surprise par Apenbaring ; le son est bon et le groupe, comme à son habitude, très en forme. En quelques secondes, Ivar Nikolaisen parvint à me faire oublier son prédécesseur ; son chant est fortement similaire et l'homme est très charismatique, réellement habité par la musique. Le groupe fait tranquillement monter la pression et le public réagit au quart de tour. Sur le très mélodique 1985 le refrain est repris en choeur par toute la Altar. A partir du morceau Fossegrim Kvelertak franchit encore un degré d'intensité, entraînant son public dans une véritable débauche d'énergie. Les musiciens slamment, le public bouge dans tous les sens. Le morceau éponyme Kvelertak vient nous achever et nous laisse sur les genoux. Quelle mise en bouche !
 
Setlist de Kvelertak :
Apenbaring
Bruane Brenn
Nekroskop
Berserkr
1985
Evig Vandrar
Fossegrim
Offernatt
Blodtorst
Mjod
Manelyst
Kvelertak
 
19h40-20h40: Graveyard - Valley (Dominique)
 
Début de soirée de cette première journée. Les quatre Suédois chevelus de Graveyard arrivent sur scène pour un concert qui s’annonce plus rock que metal. En tout cas, c’est ce que semble dire Walk On, le titre d’ouverture choisi. Le concert sera rock psyché et vintage à souhait. Les titres relativement courts s’enchainent et la voix Led Zeppelinienne de Joakim Nilsson sied parfaitement à l’ambiance rétro du concert. C’est souvent blues mais toujours efficace et sans fioriture. Le bassiste Truls Mörck remplace Joakim au chant pour Uncomfortably Numb, avant que ce dernier ne reprenne sa place pour le groovy The Fox, joué à toute vitesse. Les modulations de fréquence de la voix de Joakim font merveille. De basse et chaude elle passe à haute, presque criarde, très Robert Plant, dans les enlevés et psychés titres qui suivent. C’est un voyage dans le passé que le groupe nous propose ; nous sommes presque à Woodstock sous la tente de la Valley. Enfin, deux mots du bassiste qui nous confirme qu’ils sont contents d’être là, avec nous. L’ultra blues groovy de Hard Times Lovin' enchaîne. Le groupe va encore apporter une teinte country à son rock blues d’ici à la fin du concert ; même si la foule présente s’amincit progressivement (il faut dire qu’il commence à faire faim et que, sur la grande scène, les festifs Irlandais de Boston de Dropkick Murphys vont lancer une nuit qui s’annonce metal tricolore), le groupe enchaîne titres rapides et plus calmes presque sans pause. Ce rapide passage dans le passé était plutôt sympathique. Tout juste peut-on reprocher au groupe un petit manque d’échange avec le public. Mais franchement, c’est pour chipoter, parce qu’ils ont rempli l’heure qui leur était accordée à ras-bord.
 
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Setlist de Graveyard:
Walk On
Cold Love
Hisingen Blues
Uncomfortably Numb
The Fox
Please Don't
Hard Times Lovin'
Ain't Fit to Live Here
The Siren


 
20h45-21h55: Dropkick Murphy's - Mainstage 1 (Didier)
 
Je ne connaissais pas trop ce groupe qui pourtant est souvent venu au Hellfest et a une belle réputation. J’ai mis un petit moment à rentrer dans le trip, la fatigue sûrement. Le groupe n’est pas irlandais comme le son de leur musique le laisse entendre clairement mais de Boston. Il faut savoir que Boston a accueilli de très nombreux immigrés irlandais et que c’est une grosse communauté là-bas. Leur musique est hyper festive et comme pour certains, ça veut dire qu’on peut faire absolument n’importe quoi, on est beaucoup bousculé pendant ce set comme si toute la Warzone s’était donné  rendez-vous ici. Ils sont huit sur scène et le chant et assuré par deux chanteurs qui alternent. On retrouve les instruments traditionnels de la musique celtique comme la cornemuse, la flûte, l’accordéon ou le banjo. Le tout est très sympa à écouter et l’ambiance dans la foule, très dense malgré l’horaire assez tôt, est franchement dingue. Ça danse beaucoup, clairement le groupe possède une belle fanbase. On a droit à une petite reprise (I fought The Law) des Crickets mais que Clash a rendu mythique, des morceaux traditionnels irlandais et d’autres à la gloire du Massachusetts. J’avoue que le morceau de Rose Tattoo, un de leurs classiques, a fait son petit effet et rendu la foule encore plus hystérique. Grosse prestation des Dropkick Murphy’s qui aura, je pense, régalé les fans de la première heure et convaincu un paquet de nouveaux adeptes. 
 
Setlist de Dorpkick Murphy’s:
Cadence to Arms
The Boys Are Back
Going Out in Style
Blood
Prisoner's Song
Johnny, I Hardly Knew Ya
Caught in a Jar
The Walking Dead
Don't Tear Us Apart
First Class Loser
Out of Our Heads
I Fought the Law
Cruel
The Irish Rover
The State of Massachusetts
You'll Never Walk Alone
Rose Tatto
Until the Next Time
I'm Shipping Up to Boston
 
22h00-23h05: Mass Hysteria - Mainstage 2 (Didier)
 
Mass Hysteria a un beau créneau dans cette journée « Frenchies ». Il est 22h, le Hellfest a enfilé ses habits de nuit, le feu est omniprésent sur les différentes structures. Le groupe dispose de 65 minutes pour mettre tout le monde en forme pour Gojira qui clôture la journée française sur la Mainstage 2. La scène est impressionnante avec un gigantesque drap qui masque toute la scène pourtant immense. Mouss commence à parler sur les samples de Reprendre Mes Esprits (extrait de Maniac), puis aux premiers riffs, le rideau tombe. Ca le fait. Les écrans (vraiment) géants relaient les caméras de Arte ou certains extraits de clips du groupe. C’est particulièrement bien fait avec les soldats qui marchent en rythme pour L’enfer des dieux que Mouss dédicace aux victimes des attentats du Bataclan, du stade de France, de Nice et de Strasbourg. Le son est vraiment massif, la réponse de la foule à la hauteur : circle pit et wall of death. Au total quatre morceaux de Maniac sur les treize, et un final bien bon avec l’énorme Plus que du metal et le classique (il n’y en a pas eu à part ContraddictionFuriaMass Hysteria a encore une fois assuré.
 

Setlist de Mass Hysteria:
Reprendre mes esprits
Positif à bloc
World on Fire
Vae soli !
Nerf de bœuf
Se brûler sûrement
Tout est poison
L'enfer des dieux
Chiens de la casse
Contraddiction
Arômes complexes
Plus que du métal
Furia
 
00h00-01h00: Carcass - Altar (Deicide5000)
 
Je suis heureux aujourd’hui. Je n’avais jamais vu en concert ni Pestilence ni Carcass, deux titans du death metal. Et bien c’est maintenant chose faite, et le même jour. Carcass n’aura pas les mêmes déboires que Pestilence, un peu plus tôt sur la même scène, au niveau du son. C’est vraiment super bien exécuté et le son est nickel. Le batteur est précis et furieux à la fois, c’est super carré.  La mélodie (oui, il y en a !) attire quelques “badauds” pas forcément acquis de prime abord. C’est vraiment bien foutu. Malheureusement c’est blindé de monde et ce sera difficile de faire des photos valables, dommage. Le set fait des heureux avec principalement des titres issus d’Heartwork (1993), mon préféré, et Surgical Steel (2013). Jeff Walker (chant, basse) n’est plus tout jeune mais il attaque bien et sa voix est intacte. J’avais déjà vu des concerts en vidéo mais là j’ai l’impression que ce jour là était particulier (l’émotion sans doute). Ma phrase de fin à des potes que je croise à la fin du concert : “je pense que ça joue mieux qu’à l’époque où c’est sorti”. Et je sens que cette phrase a bien résonné comme étant très proche du sentiment partagé. Chapeau les gars.
 
Setlist de Carcass
316L Grade Surgical Steel
Buried Dreams
Exhume to Consume
Reek of Putrefaction
Incarnated Solvent Abuse
Unfit for Human Consumption
Cadaver Pouch Conveyor System
Captive Bolt Pistol
Genital Grinder
This Mortal Coil
Death Certificate
Black Star / Keep On Rotting in the Free World
Corporal Jigsore Quandary
Heartwork
Carneous Cacoffiny
 
00h00-01h00: Fu Manchu - Valley (Philippec)
 
Après le passage remarqué de Radio MoscowMy Sleeping Karma et Graveyard, c'est au tour des Californiens de Fu Manchu de nous mettre une fessée, c'est à eux qu'il revient de clôturer cette première et riche journée sous The Valley encore une fois archi-pleine.
Scott Hill et ses potes ne font pas de fioritures, le set part sur les chapeaux de roues avec Evil Eye, Eatin’ Dust puis Clone of The Universe, la cadence imposée par le tentaculaire Scott Reeder à la batterie sur les hymnes California Crossing et Boogie Van, Redline met vite le public en transe, des vagues de slammers arrivent vers la scène. La déferlante continue avec Coyote Duster aux accents stoogiens, il faut dire que la manière de chanter et de déclamer ses textes de Scott rappelle beaucoup Iggy Pop ! D'alerte orange on passe au rouge ! Avec Hell on Wheels et Mongoose nous sommes happés par le tsunami Fu ManchuScott Hill est déchaîné ! Putain quel pied ! On arrive un peu à reprendre notre souffle sur le break final de Dimension Shifter, rythmé par la basse de Brad Davis, puis sur Laser Blast. Pas pour longtemps car c'est reparti mon kiki avec King of the Road. Sur ce titre mythique du groupe nous avons droit encore une fois à un solo dantesque de Bob Balch. Et pour le final, c'est une mise en orbite avec le monumental Saturn III. Quelle fin, Bob et Scott ont fait chauffer à blanc leurs guitares ! Les Californiens nous ont mis à genoux, la foule les acclame en criant à tue-tête "Fu Manchu! Fu Manchu !". Cette première journée se termine en apothéose, les "Kings of Metal" ont fait faux bond, nous on s'en branle, sous The Valley nous avions Fu Manchu, les "Kings of the road" !
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Setlist de Fu Manchu :
Evil Eye
Eatin' Dust
Clone of the Univers
California Crossing
Boogie Van
Redline
Coyote Duster
Hell on Wheels
Mongoose
Dimension Shifter
Laserbl'ast!
King of the Road
Saturn III

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